Horaire de la journée*

Samedi 20 février 2010 (UQAM   Pavillon DeSève, 320 Ste-Catherine Est)


08h00   Accueil des participants

08h45   Ouverture du colloque
Mot de bienvenue de la maîtresse de cérémonie, Carole Beaulieu, rédactrice en chef de L'Actualité
Mots des présidents, Charles Desjardins (RJCCQ) et Jonathan Plamondon (Force Jeunesse)
Mot de bienvenue de notre hôte, Ginette Legault, doyenne, ESG UQAM

09h15   Conférence d'ouverture. « Ma vision pour Québec : une ville innovante et exemplaire »
Régis Labeaume, maire de Québec

10h00   Pause et déplacement

10h15   Première série d'ateliers (au choix)
1.1. Finances publiques. La santé financière de l'État, c'est la santé financière des Québécois?
1.2. Santé. La performance pour une vie équilibrée : vivons-nous dans un paradoxe?
1.3. La culture, mal-aimée des priorités?

11h45   Dîner-réseautage
À la cafétéria Hubert-Aquin

13h00   Grande conférence sur l'avenir du Québec
Pauline Marois, chef du Parti Québécois et de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale

14h00   Deuxième série d'ateliers (au choix)
2.1. Notre système d'éducation sert-il d'une usine à diplômes ou haut lieu de savoir?
2.2. Entrepreneuriat. Comment rattraper le retard entrepreneurial au Québec?
2.3. Crise de confiance envers notre démocratie : comment se réapproprier notre espace public?

15h30   Pause et déplacement

15h45   Grande conférence. « Le Québec face à ses défis : comment protéger nos valeurs? »
Raymond Bachand, ministre des Finances du Québec

16h45   Conclusion et remerciements

17h00   Coquetel d'anniversaire


* Veuillez noter que l’horaire du colloque est sujet à changement. Revenez nous voir régulièrement pour les dernières mises à jour !



Présentation des ateliers

LES ATELIERS DU MATIN

1.1. Finances publique. La santé financière de l'État, c'est la santé financière des Québécois?

Les finances publiques sont le cœur de toutes les sociétés modernes, surtout à l'heure de la lutte à la dette et du retour du déficit. Pour le Québec, qui accorde une importance toute particulière aux services publics et à l'équité intergénérationnelle, les défis du 21e siècles sont énormes.

La population vieillit et les pressions sur les finances publiques en raison des coûts en santé et en éducation s'accroissent plus vite que prévu. Le minibaby-boom des dernières années met en évidence le manque de places en garderie et ne tardera pas à mettre à jour le sous-financement du système d'éducation. La mauvaise gestion des avoirs collectifs a plongé la Caisse de dépôt de placement du Québec dans une crise et a provoqué des pertes sans précédent. L'état lamentable de la Régie des rentes du Québec menace sa pérennité même.

Dans ce contexte, y a-t-il une opposition irréconciliable entre le maintien des services et le remboursement de la dette? Quelles sont les pistes de réflexion, les pistes de solutions et les moyens qui éviteraient au Québec de foncer dans le mur que nous voyons poindre à l'horizon? Les jeunes d'aujourd'hui ont-ils les outils nécessaires pour les relever, savent-ils comment et où s'impliquer pour contribuer à ce débat - le débat du siècle?

Avec
Pierre Beaulne, économiste à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Luc Godbout, professeur, Université de Sherbrooke, chercheur à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques et Fellow au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO)
Marcelin Joanis,professeur d'économie à l'Université de Sherbrooke, chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) et au Groupe de recherche en économie et développement international (GRÉDI)

Modérée par Gérald Fillion, journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada


1.2. Santé. La performance pour une vie équilibrée: vivons-nous dans un paradoxe?

Depuis plusieurs années, les mouvements pour une saine alimentation et un style de vie équilibré font des adeptes convaincus. Concilier le travail, la famille et ses activités personnelles est une priorité pour les jeunes travailleurs d'aujourd'hui qui ne vivent pas pour le travail mais recherchent plutôt un équilibre de vie, quitte à accepter des salaires moins importants.

Faire de l'activité physique, changer ses habitudes alimentaires, consommer des produits locaux et biologiques sont dans l'aire du temps. Prendre soin de soi est à la mode. Atteindre l'équilibre nécessite d'être performant dans toutes les sphères d'activité de notre vie.

Ce mode de vie n'a-t-il pas engendré parfaitement le contraire, soit une pression indue sur l'individu pour faire entrer dans son quotidien des activités dites saines? Et si on n'avait pas le temps d'aller au gym? Et si on n'arrive pas toujours à trouver les produits frais et qu'on s'accorde de la malbouffe, de temps en temps? Cette recherche de l'équilibre est-elle la contrainte sociale du 21e siècle?

Avec
Rose-Marie Charest, présidente de l'Orde des psychologues du Québec
Suzanne Laberge, professeure en kinésiologie, Université de Montréal, et membre du comité scientifique de Kino­Québec
Rémi Tremblay, entrepreneur et auteur de J'ai perdu ma montre au fond du lac ­ Retrouver la tranquillité pour mieux gérer, mieux vivre

Modérée par Carole Beaulieu, rédactrice en chef de L'Actualité


1.3. La culture, mal-aimée des priorités?

Sur toutes les tribunes, il est crié fièrement que la culture est un vecteur important du développement des sociétés et ses retombées sont nombreuses: développement humain et social, emploi, création de la richesse, rayonnement international, fierté, etc. On fait appel à la culture pour se définir en tant que collectivité et en tant qu'individu et pour apporter des solutions novatrices à une foule de problèmes sociaux (décrochage, insertion sociale, divertissement des personnes âgées ou d'enfants malades, etc.).

La culture est branchée, «underground», de masse, populaire, élitiste, avant-gardiste ou révolutionnaire. La culture est partout: dans les institutions culturelles, dans la rue, dans le métro, dans les bureaux, dans les loisirs, dans les conversations, dans les programmes politiques.

Partout, tout le temps, en toutes circonstances: il y a toujours un argument pour défendre la culture. Pourtant, lorsque l'on demande aux Québécois d'identifier leurs palmarès des priorités d'investissement des fonds publics, la culture ne se retrouve jamais dans les trois premières places. Avons-nous la conviction que la culture sera toujours présente et trouvera toujours des moyens de se développer, avec ou sans moyens? Quelle place donne-t-on à la recherche et au développement des arts? Est-ce la culture est reléguée au rang des activités? Et si c'était une question de valeurs et de message véhiculé par nos instances publiques? La culture est la mal-aimée de nos priorités. Et si on était à un pas de réconcilier les citoyens avec la culture, leur culture, sous toutes ses formes…

Avec
Patricia Boushel, productrice - projet spéciaux, segments et contenu pour le festival POP Montréal
Natalie Chapdelaine, chargée de projets Art-Affaires au Conseil des arts de Montréal

Modérée par Frédéric Michel, directeur principal aux services-conseils chez KPMG


LES ATELIERS DU MATIN

2.1. L'éducation est-elle une usine à diplômes ou un haut lieu de savoir?

Période d'effervescence en éducation sans précédent, les années 1960 ont été marquées par la croyance que «qui s'instruit s'enrichit». Près d'un demi-siècle plus tard, ce dicton prend tout son sens- l'éducation est vue à la fois comme une porte d'entrée incontournable en emploi ainsi que comme le moteur d'une société informée et engagée.

L'équilibre entre ces deux objectifs est fragile. Plusieurs préfèrent investir les fonds publics dans la formation de travailleurs spécialisés capables de contribuer à l'économie. Pourtant, la formation technique n'est pas particulièrement valorisée au Québec. D'autres estiment que le système d'éducation, surtout postsecondaire, doit contribuer à l'enrichissement du bagage collectif de connaissances. Des citoyens éduqués sortent de nos universités qui débordent, mais parviennent difficilement à intégrer le marché du travail lorsque leur formation est sans débouché de métier.

Ainsi, notre système d'éducation semble à la croisée des chemins et la redéfinition de sa mission est dans l'air ambiant. Quelle est la place de la formation générale dans nos écoles secondaires, dans nos cégeps et dans nos universités? Quelle est la valeur d'un diplôme sans débouchés concrets? Quel devrait être l'objectif premier de notre système d'éducation: former des citoyens éclairés ou des travailleurs aguerris? contribuer à l'enrichissement de la collectivité ou des individus?

Avec
Diane De Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal
Thomas De Koninck, professeur et philosophe, Université Laval
Éric Grenier, rédacteur en chef chez JOBBOOM<

Modéré par Pierre-André Bouchard-St-Amand, doctorant en économie à Queen's University


2.2. Entrepreneuriat: Comment rattraper le retard entrepreneurial au Québec?

Selon un sondage mené par la Fondation de l'entrepreneurship, les Québécois accusent un retard entrepreneurial par rapport au reste du Canada. Au-delà des théories sur les faiblesses au niveau de l'entrepreneuriat en série, de la commercialisation et des dictons qui parlent de « petit pain », le Québec tarde à devenir une force entrepreneuriale. Les nouvelles technologies et la philosophie du Web 2.0 semblent constituer une piste de solution pour attirer les jeunes vers l'entrepreunariat.

Mais qu'en est-il vraiment? En fait, la culture entrepreneuriale est-elle en contradiction avec la culture québécoise et ses référents sociaux? L'émergence du Web 2.0, participatif et itératif, offre-t-il des outils qui permettront de mobiliser la relève professionnelle pour que les jeunes s'affirment, passent à l'action et s'assument en tant qu'entrepreneurs, intrapreneurs ou preneurs?

Avec
Jessica Grenier, chargée de projets et conférencière en entrepreneuriat et développement durable de la Fondation de l'entrepreneurship
Irois Léger, président de Montréal.TV
Judith Servay, fondatrice du restaurant Robin des Bois
Justin Bessette, co-propriétaire des fermes laitières Bessette et fils

Modérée par Diane Bérard, chroniqueuse au journal Les Affaires


2.3. Crise de confiance en démocratie: comment se réapproprier notre espace public?

La génération montante tourne le dos à la politique et à nos institutions. Le taux de participation électorale est ridiculement bas et la confiance en notre démocratie semble fortement ébranlée. Les scandales font rage et le gouvernement tarde à agir malgré des consensus importants, en ce qui a trait à l'industrie de la construction, par exemple. Le cynisme ambiant pèse lourd. À l'opposé, les jeunes s'impliquent dans leur communauté, valorisent des choix de consommation responsable et privilégient des emplois qui leur ressemblent.

La crise de confiance envers notre démocratie est-elle réelle et profonde ou en partie liée à nos perceptions? Chose certaine, les institutions publiques manquent de crédibilité. Comment pouvons-nous utiliser les nouvelles méthodes de diffusion de l'information pour rejoindre les citoyens, valoriser notre démocratie et inciter à la participation civique? Que devons-nous faire pour redonner de la crédibilité à nos institutions et à notre démocratie, ainsi que pour se réapproprier notre espace public?

Avec
Jean-Pierre Charbonneau, ancien président de l'Assemblée nationale du Québec et chroniqueur au Club des Ex sur les ondes de RDI
Jean-Herman Guay, directeur de l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke
Véronique Fournier, porte-parole de l'Opposition officielle en matière de développement social, communautaire et famille et conseillère de ville du district de Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles dans l'arrondissement du Sud-Ouest

Modéré par Guillaume Lavoie, directeur exécutif de Mission Leadership Québec



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